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Christine Hue-Arcé (thèse soutenue avec succès le 22/09/2015)

Nom : HUE-ARCE
Prénom :
Christine
Statut :
Doctorante – Chargée de cours (2010-2011)
Unité de rattachement :
UMR 7044
Contact :
christine.huearce@gmail.com

Quel est votre parcours universitaire et scientifique ?

  • 2010-2011 : chargée de cours en égyptologie à l’Université de Strasbourg.
  • Depuis octobre 2010 : thèse de doctorat à l’Université de Strasbourg, sous la direction de Frédéric Colin.
  • 2008-2010 : Master Sciences de l’Antiquité, spécialité histoire ancienne à l’Université de Strasbourg.
  • 2005-2008 : Licence d’histoire à l’Université d’Orléans.

Que cherchez-vous ?

Pour mon mémoire de Master, j’ai étudié la construction du mythe des relations amoureuses entre la reine Hatchepsout et le haut-dignitaire Senenmout, en confrontant aux sources antiques les arguments des auteurs modernes suggérant de telles relations.

Ma thèse porte sur la violence dans la documentation égyptienne du Nouvel Empire à l’époque gréco-romaine. La confrontation des documents de la pratique, des grands papyri judiciaires et des textes littéraires mentionnant une violence physique permet de voir sous quelles formes s’exprime la violence, quelles en sont les victimes ou les instigateurs. Il est intéressant de remarquer dans quel cadre un acte de violence est dénoncé ou prohibé : cadre juridique, cadre épistolaire, ... Les auteurs des textes mentionnent-ils d’éventuels témoins de la violence dont ils font état ? Ces textes mettent en évidence un lien important entre les châtiments et la violence, que cette dernière constitue l’acte répréhensible ou qu’elle vienne le sanctionner. Dans certains cas, on peut dégager les raisons qui ont entraîné l’usage de la violence : un vol, de la colère, une vengeance. La confrontation de ces documents variés dans la forme et dans le temps amène surtout la question de l’évolution de la violence entre le Nouvel Empire et les époques tardives, ainsi que des différences rencontrées selon la nature des documents et le statut des victimes et des responsables d’actes violents. La comparaison entre les grands papyri judiciaires et les documents de la pratique permet-elle la mise en évidence d’une éventuelle différence entre l’image que le pouvoir, auteur des comptes-rendus des instructions judiciaires, veut transmettre de ces jugements et la réalité concrète que l’on rencontre dans les documents de la pratique ? L’étude du vocabulaire employé pour qualifier la violence permet de remarquer une continuité de certains termes, ainsi que la disparition et l’apparition d’autres termes.

Cette étude contribuera à la compréhension des différents aspects et de l’évolution d’un phénomène social bien présent dans la société égyptienne.

Pourquoi diable l'Égypte ?

Mon intérêt pour l’égyptologie s’ancre vraisemblablement dans l’appartenance à une famille dont la bibliothèque était remplie d’ouvrages historiques, mais il est surtout né de mes lectures de petite fille, de ces longs après-midi d’été à lire et relire ce qui reste encore une de mes bandes dessinées préférées, Astérix et Cléopâtre. De façon peu originale, ce sont les cours d’histoire de 6e (où l’Égypte est au programme) et une professeure talentueuse qui ont su développer cet intérêt.

Au fil des années, et surtout des lectures (plus ou moins sérieuses, d’Alcibiade Didascaux en Égypte à L’Un et le Multiple d’Erik Hornung, en passant, il faut l’avouer, par les romans de Christian Jacq), cet intérêt s’est renforcé, jusqu’à se transformer en une véritable passion.

Quelles figures ou quelles œuvres vous accompagnent dans vos pérégrinations ?

Je pense qu’il est difficile de faire de l’égyptologie sans avoir en tête, à un moment ou à un autre, la figure de Jean-François Champollion et sa Lettre à M. Dacier.

Bien que ma formation d’égyptologue m’ait permis d’acquérir la distance nécessaire, j’ai longtemps été admirative du parcours de Christiane Desroches Noblecourt, tout notamment de son statut de première femme pensionnaire à l’IFAO.

D’un point de vue plus personnel, l’image d’un grand-père maternel intellectuel m’a bien souvent stimulée et poussée dans ma réflexion.

Y-a-t-il une lecture égyptologique qui vous a touché ou qui vous inspire ?

Je me sens particulièrement attachée au Women at Deir el-Medina de Jaana Toivari-Viitala, qui propose une étude du statut et du rôle des femmes du village de Deir el-Médina à l’époque ramesside, pour la simple raison que c’est au détour d’un chapitre de cet ouvrage que j’ai rencontré mon sujet de thèse.

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