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Isabelle Régen (Chargée de cours 2011-2012)

Nom : Régen
Prénom : Isabelle
Statut : Égyptologue, Ingénieur de Recherche (Université Paul Valéry – Montpellier III) ; Chargée de cours (université de Strasbourg, 2011).
Unité de rattachement :
UMR 5140 (Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, Lattes), équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne (Centre François Daumas, Université Paul Valéry – Montpellier III).
Contact : Isabelle.regen@univ-montp3.fr

Quel est votre parcours universitaire et scientifique ?

Formation

- Doctorat Études Orientales (égyptologie), université Paul Valéry-Montpellier III, préparé sous la direction de B. Mathieu  : Le rituel de fondation et de consécration de la tombe dans l’Égypte ancienne (2002).

- D.U. Langue et civilisations du monde arabe, université Paul Valéry-Montpellier III (1999).

- Cours de J.-Cl. Grenier (Ve section EPHE, Sciences religieuses, chaire Religion égyptienne dans les mondes hellénistique et romain) (1999-2002).

- Séminaires et ateliers mensuels de lexicographie égyptienne ancienne de l’IFAO (Le Caire) sous la direction scientifique de D. Meeks (2002-2007) (puis organisation de ces mêmes séminaires en 2006-2007 en collaboration avec D. Meeks).

Expérience professionnelle

Allocataire de recherche, université Paul Valéry-Montpellier III (1999-2002). 

Assistante de l’Adjoint aux publications de l’IFAO, Le Caire (2002-2003).

Membre scientifique égyptologue de l’IFAO, Le Caire (2003-2007).

Ingénieur de recherche, Université Montpellier III-UMR 5140 CNRS (depuis 2007).

Chargée de cours, Université de Strasbourg (2011).

 

Missions en Égypte

Bahariya (Qaret al-Toub, Qasr 'Allam) (2003, 2004)

Abou Rawach (Rêdjédef) (2003, 2004)

Karnak (Osiris Neb-Djéfaou) (2004, 2006)

Behbeit el-Haggara, survey épigraphique (2006)

Le Caire, Bâb al-Tawfiq

Le Caire, muraille médiévale (fatimide, ayyoubide) : réemplois pharaoniques (2004, 2006) (cf. BIFAO 105-106, RdE 52).

Assassif, tombe de Padiaménopé (TT 33) (depuis 2004).

Assassif, tombe de Pabasa (TT 279) (2007).

Assassif, tombe de Harwa (TT 37) (2007).

Que cherchez-vous ?

L’orientation de mes recherches est double :

  • d’autre part, je poursuis mes recherches personnelles (initiées depuis mes travaux universitaires) sur le domaine funéraire que j’aborde selon trois axes, avec le souci constant de confronter texte et archéologie :

1. Lexicographie : étude de mots relatifs aux pratiques mortuaires, au mobilier funéraire, aux différentes désignations de la tombe…

2. Rituels : une attention particulière est portée à la tombe en elle-même, en tant qu’espace consacré : fondation et consécration de la tombe (doctorat), protection de la tombe (rituel des briques magiques, LdM 151, maîtrise et DEA) ;

3. Textes (grands corpus funéraires) : depuis 2006, l’étude des versions tardives du Livre de l’Amdouat et du Livre des Portes dans la tombe de Padiaménopé/Pétaménophis (TT 33, fin XXVe – début XXVIe dyn.) offre, au-delà de l’édition-même de ces corpus, une problématique passionnante : suivre la transmission d’une composition funéraire, autrement dit la vie-même d’un texte. La qualité de la version fournie par la tombe de Padiaménopé est telle (inventions rhétoriques, variantes, mots nouveaux…) qu’elle se prête naturellement à ce que l’on pourrait qualifier d’anthropologie linguistique : percevoir comment un ancien Égyptien reprend un vieux texte et lui redonne un souffle nouveau, en supprimant les passages cryptographiques, en rétablissant des passages corrompus dans les versions plus anciennes, en synthétisant les passages les plus efficaces pour la survie du mort et en les mettant en relief par divers procédés rhétoriques, enfin en disposant ce corpus dans une brillante synthèse textuelle et architecturale qu’est la tombe de Padiaménopé. La poursuite de la campagne épigraphique annuelle dans cette tombe, dirigée par Claude Traunecker, professeur émérite à l’université de Strasbourg, est rendue possible depuis 2007 par une collaboration entre les universités de Strasbourg et de Montpellier.

Pourquoi diable l’Égypte ?

Je n’ai pas de souvenir précis d’un élément « déclencheur » ; il me semble à vrai dire avoir toujours été passionnée par l’Égypte, comme beaucoup d’enfants du reste.
Quand j’avais huit ans, j’ai demandé à ma mère de m’acheter un premier livre sur l’Égypte ancienne, ce qui témoigne déjà d’un intérêt certain, mais sans que je sache cependant où et quand j’ai « rencontré » l’Égypte. Sur un cahier de CM1, j’avais même croqué une petite BD pharaonique suivie de pseudos-hiéroglyphes à traduire. Plus tard, une fois parvenue à l’université, alors que j’hésitais entre les Arts Plastiques et l’Archéologie, la rencontre avec ceux qui sont devenus par la suite mes professeurs m’a définitivement convaincue de suivre cette voie.

Quelle(s) figure(s) ou quelle(s) œuvre(s) vous accompagnent dans vos pérégrinations ?

Devenue collaboratrice de Dimitri Meeks dans le cadre du projet de dictionnaire égyptien ancien – français, celui-ci m’accompagne naturellement de ses conseils et de son expérience. De la même manière, dictionnaires, grammaires et éditions de textes sont des compagnons quotidiens dans l’élaboration de ce projet de longue haleine.
Enfin, dans le cadre de mes recherches personnelles sur le domaine funéraire, en particulier l’étude de Livres du Monde Inférieur, les figures et les œuvres d’Alexandre Piankoff et de Erik Hornung m’accompagnent. Ils ont en effet largement contribué à éveiller l’intérêt des égyptologues sur ces Livres, encore hélas méconnus. Savez-vous par exemple qu’il n’y a pas de traduction française raisonnée du Livre des Portes ?

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