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Johan Beha (2011-2013, mémoire soutenu avec succès)

Nom : BEHA
Prénom :
Johan
Statut :
Etudiant Master Sciences de l'Antiquité – Archéologie des mondes anciens

Quel est votre parcours universitaire ?

Licence Histoire de l'Art et Archéologie – parcours Archéologie – à l’Université de Strasbourg.

Que cherchez-vous ?

Au sein du vaste groupe que représentent les figurines féminines nues du IIe millénaire av. n. è., il est de curieux spécimens qui forment un groupe quelque peu à part, souvent qualifiés dans la littérature de « barbares » et que l’on nomme les « paddle-dolls ». En 1948, Louis Keimer publiait ses Remarques sur le tatouage dans l'Egypte ancienne, la seule somme sur le sujet mais une somme partielle, puisqu’il ne traite que d’une partie des motifs décorant ces figurines et ne les étudie pas pour elles-mêmes. Sorte de minces planches de bois, il les décrits ainsi : « Elles offrent toutes à peu près le même aspect : les bras rudimentaires ne sont que des moignons, la tête est seulement indiquée par un cou très grêle sur lequel est fixée généralement une grande perruque composée de nombreuses tresses dont chacune est formée par de nombreuses petites boules de boue du Nil enfilées. Parfois la tête-cou est décorée d’un masque pourvu d’yeux. Les jambes manquent complètement. Toutes ces planchettes sont vers la base arrondies, offrant ainsi la forme d’une pale de rame. Les dessins en noir et en rouge, que l’on distingue sur la face de ces "idoles" indiquent aussi bien les vêtements que certains détails anatomiques (seins, sexe, etc.), mais parfois aussi des motifs tatoués sur la peau ». Mais que savons-nous réellement de ces drôles d’objets ? Elles dateraient dans l’ensemble du Moyen Empire, ont été généralement retrouvées dans des tombes de Haute Egypte, auraient une vague origine nubienne… voilà bien tout et c’est bien peu. Pour les comprendre, les égyptologues ayant successivement étudié la question ont appliqué de manière générale les interprétations faites de l’ensemble du corpus des figurines féminines nues, tour à tour simple jouet, concubine du mort ou support de fertilité servant dans des rituels de naissance et renaissance. Le présent mémoire a pour objectif de tenter une étude plus complète des « paddle‑dolls », d’en établir un catalogue le plus exhaustif possible en se basant sur le travail de Keimer afin de le contrôler et de l’actualiser, pour ensuite se risquer à un essai d’interprétation. Cette dernière essayera de ne pas se borner à une simple adaptation des théories inhérentes aux figurines féminines nues, mais tentera de prendre en compte la spécificité du corpus, de l’étudier avec attention, de manière raisonnée et argumentée afin de mieux comprendre ces drôles d’objets longtemps laissés de côté, qui valent pourtant la peine que l’on s’arrête dessus…

Pourquoi diable l’Égypte ?

Parce que l’Egypte est une diablesse rudement séduisante et que je me suis laissé tenter. Etant petit je voulais "creuser quand je serais grand", d’abord pour trouver des os de dinosaures, puis pour trouver des tombeaux et des momies. Ma mère, déjà passionnée par ce pays, m’a transmis sa passion, tant et si bien qu’au collège j’avais dévoré tous les romans de Christian Jacq. Au lycée l’on m’a demandé de me creuser la tête pour déterminer ce que je ferai plus tard, et pourquoi diable ne pas continuer à creuser ? J’ai alors tenté l’aventure de l’archéologie, creusé au cours de ma Licence un petit trou dans cette bibliothèque où je me sentais si bien. Je crois que je n’ai toujours pas envie de la quitter et que j’aime bien me creuser les méninges avec des problèmes égyptologiques. Alors pourquoi diable l’Egypte ? Je ne suis pas une taupe pardi! Mais je vais continuer à creuser la question !

Quelle(s) figure(s) ou quelle(s) œuvre(s) vous accompagnent dans vos pérégrinations ?

À l’origine était Homère. Son Iliade et son Odyssée m’ont donné le goût du voyage et des mers. Les Fleurs du Mal de Baudelaire m’ont toujours énormément séduit. Ses laides femmes et sa boue d’or ont eu pour moi le plus grand attrait, et c’est une œuvre que je chéris et lis encore. Apollinaire, sa fée verte et ses Alcools, j’en ai lu tout mon saoul. Sa Majesté des Mouches de Golding pour le social, ses enfants perdus au cœur bestial ont su éveiller mon intérêt pour la Bête humaine, n’en déplaise à Zola. Écoutant l’appel de la conque, j’échouais plus tard chez Tocqueville où De la Démocratie en Amérique me fit explorer la science politique. La Tour Sombre de Stephen King, tout comme le poème de Browning, ont eu sur moi un effet saisissant, j’en jurerais par ma montre et mon billet. Nombreux encore sont les poètes, sociologues et romanciers qui ont jalonné mon parcours, mais on m’a demandé de faire court… raté

Y a-t-il une lecture égyptologique qui vous a touchée ou qui vous inspire ?

Non pas encore, mais cela ne peut vouloir dire qu’une chose : c’est qu’il me reste beaucoup à apprendre et à découvrir ! Tant mieux, je suis là pour cela.

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